Souvent quand on interroge les runners sur leurs débuts, ils se rappellent certains a priori qu’ils avaient au départ sur les pratiquants mais pire quand on commence à être des « réguliers », on entend toute sorte de chose de la part de nos amis non runners.
Derrière nos amis de la com’ viennent en rajouter une couche pour faire de notre sport un beau nid à clichés.
Quelques clichés sur nos amis les runners
1. Le runner (euse) est masochiste
Fiction : C’est connu et reconnu, personne ne pratique le running pour découvrir des nouveaux paysages ou pour se détendre. Non, trouver le plaisir dans la course à pieds, c’est forcément s’infliger de la souffrance en parcourant un 42 kms chaque dimanche, en finissant son fractionné aux bords de la syncope et en laissant sur la piste les traces de son dernier repas.
Et n’oublions pas le plaisir que nous éprouvons d’avoir des ampoules, des crampes mais aussi de porter des tee-shirts qui vont provoquer une ablation des tétons en fin de courses.
Clairement, nous avons choisi le running pour cela : la souffrance
Réalité : Ils existe des runners qui pensent que la performance ne s’obtient que dans la souffrance. Certains exercices pour progresser peuvent être plus ou moins mal aimés, voir provoquer une légère souffrance mais le runner n’est pas plus masochiste que la personne qui va suivre les 35 h de Baba à l’antenne.
De plus, on trouve de tout chez les runners : Certains courent pour découvrir de nouveaux lieux et admirer le paysage, d’autres pour s’entretenir sans souffrance… Certains courent vite, d’autres lentement. Bref, en général, la majorité des coureurs prennent du plaisir avant tout durant leur run, leur course est bien gérée et sans souffrances particulières
2. Le(a) runner(euse) n’a qu’une activité lors de son temps libre : le running
Fiction : Le runner a toujours préféré son short, son tee shirt voyant et ses chaussures à sa famille, un bon film, un restaurant ou une soirée entre amis. D’ailleurs, il n’est pas rare de croiser des runners qui vivent en ermites après avoir abandonné femme et enfants pour vouer un culte à Dennis Kimmeto ou à Killian Jornet.
Le runner consacre environ 20h par semaine à courir en prévoyant bien sûr des sorties de plus de 4h chaque week-end.
Réalité : Le runner est souvent quelqu’un de très sociable mais avec une organisation pointue. ( d’ailleurs, il paraitrait qu’il affectionne sortir en groupe). Pour les runners en recherche de performance, il est vrai que son organisation ne lui laisse pas forcément le temps de profiter de tous les aspects de sa vie mais en général il maintient une vie sociale correcte (même s’il perd quelques amis en diffusant sur Facebook le tracking de ses sorties). Beaucoup de runners pratiquent de manière moins exigeante et ont des activités temps libre au moins aussi passionnante que le non sportif ou que les pratiquants d’autres sports.
Le runner(euse) mange healthy
Fiction : Graine de chia, quinoa, tofu soyeux, charolaise bio élevé dans la prairie , petit légumes vapeurs et poisson en papillote sont son quotidien. En effet, le runner a atteint un stade de conscience alimentaire supérieur : il prépare lui même ses boissons avec des fruits frais et surtout tient un plan rigoureux à faire pâlir les nutritionnistes les plus extrémistes. D’ailleurs le runner ne boit jamais d’alcool pour rester saint de corps et d’esprit.
Réalité : Le runner est identique au commun du mortel. Il est sensible aux conseils et aux impératifs nutritionnels liés à sa pratique mais n’hésite pas à faire un détour sur un combo entrecôte-frites maison cuites dans la graisse voir même sur un McDo Pizza!
La runneuse court uniquement pour faire de beaux selfies sur Instagram
Fiction : Enfant de la mode, des réseaux sociaux et de la télé-réalité, la runneuse est la Kim K de l’athlétisme. Dotée d’un égo surdimensionné, elle ne pratique que pour pouvoir exhiber ses chaussures roses et son visage halé aux yeux de milliers d’internautes passionnés. D’ailleurs, elle court rarement et se contente généralement de mettre un tenue running pour prendre sa photo devant un lieu photogénique qui correspond à son chakra du moment.
Réalité : Non, la runneuse est une athlète comme les autres ! Si certaines passent beaucoup de temps sur un Instagram au même titre que les coureurs masculins, une grande partie d’entr’elles sont des runneuses émérites qui pratiquent ce sport aussi bien pour la performance que pour le plaisir de courir. D’ailleurs, la runneuse comme le runner ne sont pas toujours au top de la photogénie lors de leur selfie de fin de course 
Le runner (euse) est beau sur les photos quelle que soit l’épreuve
Autant laisser parler les images.
Le Barefoot runner est un grand malade
Fiction : le barefoot runner ne connait pas la souffrance, vit seul dans une cabane dans une sombre forêt et chasse l’ours à main nues. (il dévorera d’ailleurs la bête crue).
Le barefoot runner ne vit qu’avec un seul rêve imposé : la course à pieds, pieds nus face au reste du monde.
Réalité : Premièrement , en général, le barefoot runner se moque éperdument de ce que font les autres coureurs et notamment de savoir si ils ont des chaussures ou non ! Ensuite, le barefoot runner ressent la douleur mais a appris (que cela soit inné ou acquit avec le temps) à utiliser le plus bel instrument du coureur : la biomécanique naturelle du pied et ses nombreux muscles. il aime le ressenti de l’herbe, de la terre sur ces pieds, une sorte de communion avec la nature pour lui.
C’est souvent un homme ou une femme normal(e). D’ailleurs, vous avez peut être un adepte du barefoot autour de vous.
Malgré tout ,on vous déconseille de partir demain courir un ultra trail de la sorte, commencez d’abord une petite transition vers le médio-pied.
Course à pied, pieds nus : le barefoot running
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