Les 10 mythes et perles qui circulent sur le web concernant le running

Un top 10 des informations erronées que l'on a pu trouver ou entendre sur le net concernant le running, ne vous faites plus avoir par les "on dit" de vos amis
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Le web, la rue , les magasins running sont des lieux où l’on peut entendre un certain nombre de discours formatés qui ne reflètent pas forcément la réalité sur l’équipement running, la pratique du running ou encore les blessures liées à la course à pied.

Nous avons donc décidé de faire un petit florilège généraliste sur ces grands discours que nous avons pu entendre ou les attitudes qui nous ont fait bondir depuis le début du projet Fitmyrun !


 

Le running : paradis des dogmes erronés

 

Top 1: Tous les 730km, 4 mètres et 22 cm, tes chaussures tu changeras

C’est le genre d’informations que l’on retrouve souvent sur le web et qui donne tout de suite de la prestance à l’interlocuteur qui place ce commentaire en dessous d’une photo de chaussures running. Les avis divergent pourtant, certains vous parleront de la barre des 500km, d’autres iront jusqu’à 1000 km, d’autres parleront en mois…

Il y a donc, a priori, une obsolescence programmée de manière égale sur chaque type de chaussures? Va t’il y avoir un RunningShoesGate pour dénoncer cet abus?

Sérieusement, il est impossible de donner une durée de vie générale aux chaussures running, l’idée est la suivante: si votre chaussure ne met pas à mal votre biomécanique naturelle, pas la peine d’en changer. Pour certains coureurs, cela sera à 1200 km, pour d’autres 400. Pour exemple, Kilian Jornet ne permet pas à ses chaussures de vivre plus d’un ultra-trail (voir il a une deuxième paire sous la main).

Top 2: Le marathon, pour ta santé, jamais tu ne recourras

Merci Europe 1 d’avoir sensibiliser des milliers de runners à cette épreuve inhumaine qu’est le marathon. On ne reviendra pas dans les détails sur les explications de la non cohérence d’une telle affirmation (voir l’article marathon : ne recommencez pas, et puis quoi encore !). Nous sommes tous conscients que le marathon est une épreuve difficile mais de là à faire peur aux gens, il y a des limites à ne pas dépasser !

 

Top 3: La pronation, la supination seront vitales pour ton choix de chaussures

Pronation et supination sont les premiers mots qu’apprend l’apprenti runner quand il entre dans le monde de la course à pied. Si vous ne maitrisez pas encore ces deux termes, entrez dans une boutique running ou posez la question suivante sur un groupe Facebook

Je me remets à courir. Comment choisir la bonne paire de chaussures?

L’une des premières réponses que vous aurez sera : tu dois absolument savoir si tu es pronateur, supinateur ou neutre.

Cette affirmation, même si elle n’est pas totalement dénuée de sens, n’a pas vraiment d’influence sur le choix de la chaussure, même si les marques en ont fait leur « dada marketing ». Aucune étude n’a pu montrer un lien entre pronation, supination et pathologies spécifiques. De plus, la pronation ou la supination n’ont pas forcément besoin d’être corrigées car souvent votre biomécanique s’y est déjà adapté… Deuxièmement, comment une paire de chaussures anti-pronation pourrait elle être adaptée à votre degré de pronation? Le hasard ? Une norme ? Ce serait un peu comme dire que l’on sort une chaussure adaptée aux femmes en partant du principe que toutes les femmes ont exactement le même pied (Spéciale dédicace à La Pure Boost X).

Somme toute, si votre pronation ou supination vous pose des problèmes, le mieux est surement d’aller consulter nos amis médecins du sport qui vous renverront vers un kinésithérapeute ou un podologue.

 

Top 4: Si tu es gros, le running tu éviteras.

Loin de nous, l’idée de dire que le running ne peut pas engendrer de traumatisme, ou, que quelque soit le poids du coureur ou de la coureuse, la progression en running sera la même… Mais d’où vient cette idée de certains blogs santé, mais aussi de médecins, qu’une personne en surpoids ne peut pas courir ou ne doit pas courir ? Pensent ils que la sédentarité conservera mieux ?

Si tu es enrobé, gros ou autre, tu peux courir, tu peux te faire plaisir en courant et même maigrir grâce à la course à pied. Ta principale contrainte, tout comme un poids léger, est de faire attention à ta pratique en étant à l’écoute de ton corps et en apprivoisant la course à pied. Par exemple, démarre par 10 min de marche, 2/3 min de course à pied et augmente progressivement les minutes, ou encore mixe tes entraînements en intégrant des sports portés (natation, cyclisme…). Bref si tu as envie de courir, cours mais raisonnablement et de manière progressive et régulière.

N’hésitez pas à faire un petit tour chez notre ami fisicorunner pour vous rendre compte que le surpoids ne veut pas dire « pas de running »

 

Top 5: L’attaque talon, tu privilégieras

Nous l’avons vu sur un stand lors d’une compétition, des éducateurs sportifs en train de montrer comment bien courir en privilégiant l’attaque talon. Une majorité des photos que nous pouvons trouver sur les articles running privilégie l’esthétique visuelle de l’attaque talon.

Pas de souci… Si vous courrez en attaque talon, et que vous n’êtes pas blessé, il n’est pas primordial de changer votre attaque. Néanmoins vous pourriez gagner de la performance mais aussi éviter quelques blessures en retravaillant votre posture et en travaillant votre foulée pour atteindre un objectif plus naturel : la foulée « médio-pied »

Vous courrez en foulée « médio-pied », restez y!!

 

Top 6: Plus d’amorti tu auras, moins tu te blesseras

L’amorti, graal de la communication de marque! Gel, Wave, etc… 4mm,12mm… Tant de technologies qui vont, soit disant, sauver vos genoux, votre dos et toute autre partie de votre corps traumatisé par la course à pied.

Ici, pas question de remettre en cause entièrement l’amorti mais de nuancer sa nécessité. Malheureusement l’amorti,en apportant un confort certain mais tout aussi personnel, risque de vous amener à taper plus fort que vous ne l’auriez fait sans amorti, c’est que l’on appelle la vitesse de force d’impact. C’est cette vitesse qui est en grande partie responsable des risques de blessures chez les coureurs, et l’amorti vient jouer un rôle inhibiteur de sensation de mal-être de votre corps et pourtant le mal s’installe bien progressivement sans que vous ne le ressentiez directement.

Une chaussure très amortissante, généralement en lien avec une épaisseur semelle et un drop élevé, sont le plus souvent en lien avec les blessures aux genoux, hanches et dos. Il convient donc de ne pas recommander trop d’amortis pour de telles douleurs.

Contrairement aux croyances populaires, l’amorti n’est donc pas forcément le meilleur ami de tous les profils de coureurs.

 

Top 7: 1.5l par heure, tu boiras pendant tes courses

On y reviendra dans un article prochainement, mais vous pouvez trouver tout un tas d’informations erronées sur l’hydratation du coureur en surfant sur le web. Le plus souvent, on vous oriente vers une consommation forcée comprise en 1l et 1.5l par heure en vous incitant à boire environ 25cl tous les quarts d’heure. Le problème est qu’en suivant ces conseils vous risquez l’hyponatrémie: une sur-consommation d’eau qui amène les mêmes problématiques que la déshydratation.

La meilleure solution reste de boire à la soif. Si jamais, vous ne ressentez pas la soif, vous pouvez tout de même partir sur un plan d’hydratation de 40cl à 60 cl par heure ( on vous conseille quand même de consulter car ne pas ressentir la soif peut cacher un problème médical).

 

Top 8: Pour chaque distance, une paire de chaussures, tu auras

Il suffit de vous rendre dans un magasin pour comprendre qu’avec une paire de chaussures, on peut faire soit un 10km soit un marathon. A priori, si vous choisissez une paire de chaussures conçue pour tenir un 10 km, celle ci s’auto-détruira au 11 km et vous déclenchera des blessures insurmontables.

Oui, votre pratique à une influence sur le choix de vos chaussures. Oui, certaines valent mieux que d’autres pour des très longues distances mais cette classification est trop normative et restrictive pour vouloir réellement dire quelque chose. Une petite réflexion : Le fractionné impose très généralement une vitesse plus importante et donc une vitesse de force d’impact tout aussi importante qui, cela a été prouvé scientifiquement, est en grande partie responsable des blessures des coureurs… Sachant cela, une petite question pour vous : vaut-il mieux courir avec une chaussure à fort ou faible indice de minimalisme lorsque l’on fait du fractionné ?

 

Top 9: Tu as mal au genou? C’est le syndrôme de l’essuie-glace, tu dois arrêter de courir

On ne vous fera pas une petite compilation des perles que l’on trouve sur Facebook, et autres sites internet, mais il suffit de chercher 30 secondes pour se rendre compte que sur chaque publication de ce type, nous rencontrons au moins 10 « diplomés » en médecine du sport qui seront capables de déceler le type de blessures que vous avez avec le simple mot  » mal au genou ». En général, ces dix spécialistes ont un avis inverse donc il y en a forcément un qui doit avoir raison mais lequel ??

La meilleure solution pour mettre un nom sur votre blessure, et avoir un traitement adéquat, est de vous rendre sur la section running de Doctissimo… Non, on déconne… Vous souffrez, prenez la direction d’un spécialiste qui vous aiguillera correctement.

 

Top 10: C’est à vous de jouer

On suppose que l’on a surement raté plein d’éléments donc c’est le moment de faire ressortir les perles running que vous avez pu entendre. Cela nous servira et surtout cela servira à la communauté Fitmyrun. A vos claviers!

 


C’est tout pour aujourd’hui mais nous sommes sur de pouvoir vous dégoter d’autres informations à faire bondir…

 

 

 

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5 Commentaires

  1. Daddy The Beat 23 juin 2016
  2. Fitmyrun 25 juin 2016
  3. fab88 28 juin 2016
    • Fitmyrun 8 juillet 2016
  4. spaur pascal 22 juillet 2016

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