Notre coup de coeur de Mars: le blogeur GregOrun

Un runner impressionnant, un blogueur avec qui ont a pris du plaisir à discuter... cela nous a vraiment donner envie de vous le faire découvrir!
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Des lapins fondus de longue distance à la triathlète bien dans ses baskets, en passant par la naturopathe (qui veut nous forcer à manger des légumes), cela fait maintenant 9 mois que l’on vous présente mensuellement un runner qui nous fait partager ses runs, ses compétences ou tout simplement son bonheur de courir sur le web.

Aujourd’hui, c’est GregOrun qui s’y colle. On avoue tout, on a subi des pressions pour ne pas diffuser … D’abord de Daddy The Beat qui a eu peur que son sex appel soit remis en question et ensuite du magazine Runner’s World vu que nous interviewons l’égérie de Jogging International mais vous commencez à nous connaître et malgré les menaces, nous avons décidé de vous en dire plus sur GregOrun. (bon, ce n’est pas vrai mais cela donne un chouette coté mélodrame à l’article ;))


GregOrun: Interview d’un « mannequin » Runner

Mais qui est ce runner qui a fait la Une de « Jogging International »?

Vous voyez ce gars qui vient de passer la ligne d’arrivée ? il a l’air serein, tout frais et prêt à repartir ? Vous me direz, c’est la même pour vous après le 5km de Trifouillis les Oies sauf qu’ici, le monsieur orange ( à mon avis, cela sent le sponsoring de la DDE!), il vient de finir le marathon du Mont Saint Michel en 3h00…Voilà c’est lui GregOrun !

GregOrun, de son vrai prénom Grégory, est un passionné récent du running car jusqu’en 2011, il fait partie de la caste des « Courir, c’est vraiment un truc à la con, je ne cours que parce que c’est utile mais pas par plaisir mais il est déjà auparavant un peu sportif. Né avec un maillot du PSG (on a tous des défauts…) , il s’essaie d’abord au foot avec un certain succès tout en prenant un peu de plaisir sur VTT jusqu’à son entrée dans l’Armée où son statut de supporter parisien lui coûte un bizutage (D’après un informateur désirant conserver l’anonymat) .

Forcé par sa caserne après de nombreuses séances de torture de pratiquer la course à pieds (On déconne bien sur…) afin de participer au marathon de Paris, il découvre enfin ce beau et passionnant sport qui va le rendre plus célèbre encore que Daddy The Beat.

Il y a un an, il commence à bloguer pour raconter un peu ses expériences, ses courses et tout le toutim.

Voilà pour ce qui est de la présentation mais maintenant nous allons le laisser vous faire découvrir son univers running !

 

Débuts , préférences et entrainements running

Comment as-tu commencé le running ? Qu’est ce que cela t’a apporté?

De par mon travail, je cours quasiment tous les jours quand c’est possible depuis 2004. Mais jusqu’en 2010, je n’y prenais aucun plaisir ou très peu. Je n’en voyais pas l’intérêt hormis pour la spécificité de mon boulot. Alors je ne t’explique pas à l’époque quelle était ma façon de penser sur les gens qui cherchaient à courir contre le chronomètre.

Puis à partir de 2010, je me suis mis à courir seul, à suivre différents plans trouvés sur Internet. Et en étant sur Paris, je me suis dit : « Et si je m’inscrivais au marathon de Paris en avril prochain ? » Voilà comment est venue ma passion du running au fur et à mesure du temps.

 

Tu as l’air plutôt orienté route et piste. Jamais eu envie de performer sur le trail ?

Effectivement je suis, pour le moment, exclusivement orienté route. Je me sers de la piste uniquement pour effectuer mes séances de VMA. J’ai encore du mal à me projeter sur le trail, je ne me vois pas marcher et varier mes allures. J’ai besoin d’être toujours dans le tempo. Les gens qui me connaissent savent d’autant plus que les côtes et moi ne sommes pas copains !

Je préfère prendre mon VTT et m’amuser à grimper et descendre les singles plutôt que d’aller courir dans les montagnes.

Cela dit, l’été prochain je quitte la métropole pour rejoindre La Guadeloupe et je n’aurai peut-être pas d’autres choix que de me mettre au trail.

 

À quelle fréquence t’entraines-tu actuellement ? Est-ce que c’est par rapport à une préparation d’une course en particulier ?

Depuis septembre 2014,je suis suivi par un coach en la personne de Jean-Christophe SAVIGNONI (BabaOrun).

Il établit mon programme en fonction des courses que je décide de faire, bien entendu avec son accord. J’ai 5 ou 6 séances hebdo avec une séance de vélo en complément si besoin sans oublier la PPG et les sessions d’abdominaux-gainages-stretching.

Que cela soit en prévision d’une course ou pas, le nombre de séances reste quasiment identique. Il n’y a que le kilométrage et l’intensité qui sont réduits.

 

Si tu es pratiquant d’autres sports, que t’ont ils apporté en bénéfices ou comme problèmes dans la course à pied ?

Comme je disais dans la présentation, je suis un fanatique de sport. J’ai pratiqué le foot dès l’âge de 6 ans et ce jusqu’à mes 28 ans mais je n’y joue plus du tout car mes genoux en mousse sont aussi fragiles que le corps de Yoann Gourcuff.

Au lieu d’être acteur je suis devenu spectateur, bien installé dans mon canapé et c’est bien moins fatiguant.

Au ski, je suis une « vraie quiche ». Je n’ai jamais su en faire et pourtant je me suis toujours imaginé descendre la mythique piste de Kitzbühel tel Luc Alphand. Entre rêve et réalité, il y a un monde…

J’adore le VTT mais en quittant Carcassonne en 2010 et arrivant en Île-de-France, j’ai dû me résigner à un sport que j’affectionne beaucoup. Trop peu de dénivelé en région parisienne. Alors pour combler ce manque à 2 roues, j’ai décidé en 2012 d’essayer le vélo de route. C’est assez plaisant même si je ne retrouve pas les sensations grisantes que procure le VTT.

 

Tu dis avoir des genoux en mousse… Comment gères tu cela car on entend encore beaucoup de medecins et de kinés dire  » problème de genou , ne courez pas » ?

Je suis fréquemment chez le kiné et chez l’osthéo pour effectuer quelques soins. Du moment que je peux mettre un pied devant l’autre, je continue de m’entraîner. Mon médecin est conciliant, il est marathonien :)

 

Aujourd’hui quelle est ta vision du running ?

A titre personnel, ma vision du running est de chercher la performance et pour cela je suis très exigeant envers moi-même. Je côtoie très souvent « insatisfaction permanente », je ne sais pas si tu la connais…

( je la connais bien, je crois que je me suis pacsé avec dernièrement 😉 )

Dans son ensemble et à travers la communauté running, je trouve que ce sport est rassembleur. On court tous dans le même sens et presque tous pour le même but : se dépasser et savourer son plaisir !. Il est tellement individuel qu’il en devient collectif, surtout avant et après les épreuves. Pendant, il peut l’être avec les meneurs d’allure ou les petits groupes qui se forment par grappes tout au long du parcours.

L’interview Footix ( Pour les fans de foot uniquement ! On vous laisse juger)

D’ailleurs, on va te tester un peu sur le foot et plus particulièrement sur le PSG vu que daddy nous a dit que tu étais fan du PSG?

Canal + ou QSI?

Canal.S.I !! 2 époques différentes mais qui finalement se complètent assez bien. L’esprit PSG de Canal+ n’a pas été gommé. La seule chose d’effacée maintenant est l’absence d’ambiance dans le plus beau stade de France, le Parc des Princes. Les gens présents ne sont plus supporters mais spectateurs.

Tapie ou Denisot?

Denisot sans aucune hésitation.

Weah ou Zlatan?

Mister Georges pour son but magique en Champion’s League contre le Bayer Munich de Matthäus et de Kähn, qui plus est le 23 novembre jour de mon anniversaire. Je me souviendrais à vie de ce but car 2 jours avant je perdais ma maman.

Le plus beau but en reprise du PSG Francis Llacer ou Maxwell?

Llacer mais ça doit être la première fois que je dis du bien de lui. Maxwell est tellement doué techniquement qu’il est capable d’en mettre une chaque week-end.

Le PSG a t’il gagné une vrai coupe d’Europe ou seulement une sombre copie correspondant à l’Intertoto?

Le PSG a gagné une coupe d’Europe non folichonne certes mais qui fait partie d’un palmarès quoi qu’il arrive. Marseille ou Lyon seraient ravis aujourd’hui de gagner la tristounette « Europa League ».

 

Running philosophie : Musique, star du running, cryothérapie, courses et matériel running

Je suis tombé sur cet article. A priori, tu cours en musique ! Peux-tu nous expliquer ce que cela t’apporte?

C’était vrai jusqu’à cet été. Certaines de mes sorties se faisaient en musique mais j’ai décidé d’arrêter de m’obstruer les oreilles et de profiter du bruit qui m’entoure.

 

Les bruits parisiens? tu arrives à apprécier? Est ce que d’arreter la musique , cela te donne l’impression de faire plus attention aux signaux de ton corps lors de tes runs?

Il faut dire que je ne cours pas spécialement en centre-ville. Lorsque je pars de la caserne, j’arrive rapidement sur les bords de Seine proche de Rueil-Malmaison. Le week-end, je fais mes séances au Bois de Boulogne où les voitures ont interdiction de circuler. C’est plutôt agréable comme lieu, un immense espace de verdure à quelques encablures de Paris.

 

Daddy the Beat nous a fait une confidence : « Je sais que Gregorun aime que je me rapproche de lui donc il n’est pas à plaindre. Il a récemment confié qu’il pensait à moi pendant son shooting pour la couverture de Jogging International. Ça se voit d’ailleurs. C’est réciproque. Je pourrais regarder des matchs du PSG dans un canapé avec lui. »

Tu peux nous détailler un peu plus cette relation avant que notre stagiaire envoie une information erronée à BFM TV, Jogging International et Oups?

Effectivement cette confidence est très juste et je suis très fier qu’il ait enfin eu le courage de l’avouer. J’admets que pendant le shooting photo pour Jogging International, ma foulée n’était pas aérienne. Mes jambes étaient à Paris alors que mon esprit était à Lille.

Je confirme les matchs regardés ensemble dans le canapé, et d’ailleurs comme porte-bonheur pour le PSG et le LOSC, Daddy n’oublie jamais de porter ses pantoufles à tête de souris.

 

D’ailleurs, tu as fait la couv de jogging international. Cela fait quoi de de prendre le rang de star à Daddy ? Pas trop de problème avec les groupies sur les courses?

Prendre le rang de star à Daddy ?! C’est impossible, il faut savoir rester à sa place. C’est un exemple pour moi. Il est tellement grand, fort, beau et j’en passe qu’il est impossible de le détrôner. Il y aura toujours une vie différente entre l’avant et l’après Daddy. C’est notre rock-star du running.

Les groupies? Je le gère du mieux que je peux mais je garde les pieds sur terre. Un jour,tu es tout en haut et le lendemain au plus bas. Mais actuellement ça sent la crise car les performances ne suivent plus.

 

Tu es passé au congélo l’année dernière (cryothérapie). Comment cela s’est passé? Tu as retenté l’espérience? Si oui, est ce que tu sentes un net changement dans tes performances?

J’ai tenté l’expérience grâce à mon ami Guillaume (LondsRunner). Il m’a amené à Franconville, ville où se trouve le centre CryoCare.

Ça c’est bien passé, les -170/-180 degrés sont supportables car le froid est sec. Je trouve que c’est bénéfique pour accélérer la récupération après un bloc de 2 ou 3 semaines d’entrainements intensifs.

J’ai testé la cryothérapie 48h avant une course, en novembre dernier lors du marathon Nice-Cannes en relais et mon chrono fût épouvantable. Cause et conséquence je ne sais pas mais je ne le reproduirais plus.

En parlant de froid : tu as choisi le ski ou le marathon de Paris? Et franchement quelle idée de se lancer dans le snowscoot à 3 semaines d’un marathon?

Frustré que je suis de ne pas pouvoir descendre les pistes sur des spatules et aimant le VTT, je me suis dit que c’était un bon compromis. Après 2 jours à découvrir l’engin, j’ai pris confiance et je suis parti à la faute. Et hop une entorse du genou et plus que mes yeux pour pleurer après une préparation qui touchait à sa fin.

Cela étant dit, je ne suis pas prêt de remettre les souliers sur le marathon de Paris, nous vivons une histoire de « Je t’aime moi non plus ».

 

On dirait que tu parles d’une femme impossible à conquérir quand tu parles du MDP, est ce que tu peux nous parler un peu plus de cette romance inaboutie?

Effectivement ça ressemble un peu à une conquête qui s’échappe alors que j’ai l’impression d’avoir fait le nécessaire pour que tout se passe bien. J’ai cette frustration de ne pas avoir réussi le moins de 3h dans la plus belle ville du monde.

Il a fallu que j’aille sur la terre qui m’a vu naître, Berlin, pour y accéder. Je ne m’avoue pas vaincu pour autant, un jour, je reviendrais et j’aurais ma revanche sur le marathon de Paris.

 

Au niveau équipement, comment as-tu effectué ton choix ? As-tu rencontré des difficultés dans tes choix, ou bien as-tu fais de « mauvais » choix ?

J’ai des idées assez arrêtées sur l’équipement. J’ai été convaincu par la technologie Boost d’Adidas puis suite à une blessure, j’ai décidé d’aller visiter la marque à la virgule. Maintenant j’ai trouvé chaussures à mon pied.

Mais entre-temps j’ai testé les Hoka et j’ai apprécié le confort. Je n’ai pas adhéré à la marque OnCloud, le système de petites voutes réparti sous la semelle ne m’a pas emballé.

 

Plutôt maximaliste ou minimaliste? Pourquoi?

Maximaliste raisonnable. J’ai tenté par 2 fois de diminuer le drop et je n’étais pas à l’aise.

J’ai ressenti une sensation de choc à même le sol. Je n’avais plus d’amorti au niveau du talon, ma foulée était totalement modifiée, je ne courrais plus de manière naturelle. J’ai rencontré aussitôt des douleurs aux tendons d’Achille et dans les mollets.

Je pense savoir d’où vient le problème, je n’ai pas su faire les transitions progressivement. Avec le temps qui passe et la sagesse qui joue son rôle, peut-être qu’un jour je tenterai de nouveau l’expérience.

J’ai fait machine arrière et je suis revenu sur de la charentaise (Nike Vomero).

 

Attaque talon ou médio- pied?

Médio-pied en début de course et talon en fin de course quand je n’ai plus rien dans le sac. J’ai tendance à m’écraser sur les derniers kilomètres.

 

Que conseillerais-tu aux débutants pour qu’ils se lancent dans l’aventure running? Et pour ceux qui sont déja lancé et qui ont besoin de bien choisir leur équipement?

Le plaisir avant tout.

Que tu cours à 3’15, 4’30 ou 5’45 au kilo, l’essentiel est de s’amuser. Si on oublie cette notion, c’est que l’on a rien compris aux sports amateurs. En aucun cas nous ne jouons notre vie sur une course même s’il est légitime d’être heureux d’une performance tout comme d’être déçu d’une contre-performance.

L’équipement indispensable est la paire de baskets qui ne te fasse pas souffrir et dans laquelle ton pied soit comme dans un chausson. Il faut également être exigeant sur les vêtements. Le moindre défaut peut te gâcher un entraînement ou une course.

 

Et fitmyrun?

Le concept fitmyrun tu en penses quoi?

Sans te caresser dans le sens du poil, ce concept est une vraie plus-value pour le monde du running. Trouver un conseiller en ligne qui répond à tes attentes, qui est à l’écoute des critères du sportif et qui sait de quoi il parle, c’est parfaitement ce que beaucoup d’entre nous recherchent.


On vous invite vraiment à le suivre car en plus d’être un bon runner, c’est aussi un runner très sympathique avec qui on a pris beaucoup de plaisir à échanger.

Vous pouvez retrouver GregOrun sur son blog, sur les réseaux sociaux (@gregorun)) ou si vous êtes abonné à Jogging International en retrouvant le numéro ci-dessous

 

 

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